Je n'aime pas les elfes.
Pas plus que les draneïs à la vérité...
Oh! N'allez pas croire que ma condition d'humaine me pousse gentiment sur la voie de la xénophobie (quoi que...) mais je ne supporte pas ces races à la longévité si longue qu'elles en oublient que "réfléchir" n'est que le préalable du verbe "agir" et n'a que peu de sens sans lui. Le poids de leur années les poussent la plus part du temps à un babillage pompeux sur la raison de l'existence qui s'apparente à mes yeux à de la confiture de cervelle. Ils s'imaginent à grand peine la raison qui pousse notre race à cette boulimie de vie, ils nous regardent de haut en ne comprenant pas la signification de tant de gesticulations...
Mais c'est là la grande force de notre engeance. Notre temps est compté, nous arrêter pour penser est un luxe encombrant dans notre avancé. Mon mari ne l'a jamais compris....
Mais c'est par cette frénésie que nous touchons du doigt la vérité.
Pour l'heure, je suis face à ce que j'appellerais un cas typique de rejetons élfique : calme, hermétique, un soupçon de mépris du à leur éternel sentiment d'être nos ainés en tout, un poil d'esprit qu'ils s'imagine corrosif... Je me rappelle Tellxeios crier à son peuple dans les arènes du Colisée : " Taisez-vous !! Je ne suis pas comme vous !! Je ne veux pas de vos acclamations !"
Comme je le comprends....
Je croise les jambes, hausse un sourcil et me sert une tasse de thé. Ahhh Doréane ! Je saisi pourquoi tu as fuis commodément !
- Et pourquoi aurions-nous besoin de vous, Lyranis ?
Peut-être ...
- Lomah de Sangre
- Chambellan
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- Localisation : Là où on s'y attend le moins
"The show must go on, I'll face it with a grin, I'm never giving in
On with the show
I'll top the bill, I'll overkill, I have to find the will to carry on
On with the show..."
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- Lyranys
- Écuyer
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- Localisation : Tour de garde de l'OST, pas très loin de son bonzaï
L'expression de l'humaine avait changé, passant de l'assurance du guerrier entrant dans l'arène à la mine dubitative et vaguement blasée du promeneur assistant par hasard au spectacle banal et pitoyable d'un chat écrasé sous les sabots d'un destrier dans les ruelles d'Hurlevent.
- Et pourquoi aurions-nous besoin de vous, Lyranis ?
Ces humains sont étranges, ce n'est pas nouveau, mais j'en suis surprise à chaque fois ! Pensent-ils vraiment que mon égo soit à l'image du leur et que j'imagine que leur Ordre n'attend que moi pour les sauver ?
- Je doute que vous ayez besoin de moi en particulier. Car bien que je place dans l'amélioration de mes compétences Druidiques l'essence de mon existence, je ne doute pas que d'autres, probablement déjà en vos rangs, maîtrisent le soin au moins de manière équivalente … La raison de ma venue est plus fondamentalement personnelle : je cherche des compagnons dignes d'être soutenus dans leur chair et dans leur cause, car mon activité de soin n'a de raison d'être qu'en communauté.
- J'ai consulté vos desseins, et votre cause est simple : reprendre vos terres et y faire renaître la dynastie qui y fut … un retour au bon vieux temps d'avant le fléau. Cela n'a rien d'original et me semble à la fois dérisoire et utopique, car malgré toute les guerres le passé ne se réactualisera plus jamais !
Mais lutter contre les Non-morts est une cause qui vaut d'être soutenue, je vous laisserai la responsabilité de mener la suite de vos probables guerres civiles entre Humains.
- Je ne vous visite que pour juger de la noblesse de vos compagnons et donc de l'opportunité de soutenir leur endurance. Je vous laisse le soin de sauver votre monde, je ne viens que dans le dessein de juger si mes modestes talents seraient ici employés à bon escient.
- Parlez moi donc de vos compagnons, Dame Lomah, sauf si ma visite est importune ? N'hésitez pas alors à me le faire savoir, je ne voudrai pas empiéter sur le peu de temps dont vous disposez.
L'Elfe posa sa tasse et un regard doux sur Lomah, elle aurait bien corrigé ce vilain défaut dans la prononciation de son nom qu'affectait l'officier, mais elle savait que l'Elfique est une langue bien subtile pour les Humains, et le moment était mal choisi.
Dans l'attente de la réponse de Lomah, Lyranys se recula dans son siège jusqu'à ce que son dos vienne frôler le dossier, marque chez elle d'un relâchement certain. Il indiquait le plaisir paradoxal que lui procurait cette froide conversation avec cette étrange Humaine.
- Et pourquoi aurions-nous besoin de vous, Lyranis ?
Ces humains sont étranges, ce n'est pas nouveau, mais j'en suis surprise à chaque fois ! Pensent-ils vraiment que mon égo soit à l'image du leur et que j'imagine que leur Ordre n'attend que moi pour les sauver ?
- Je doute que vous ayez besoin de moi en particulier. Car bien que je place dans l'amélioration de mes compétences Druidiques l'essence de mon existence, je ne doute pas que d'autres, probablement déjà en vos rangs, maîtrisent le soin au moins de manière équivalente … La raison de ma venue est plus fondamentalement personnelle : je cherche des compagnons dignes d'être soutenus dans leur chair et dans leur cause, car mon activité de soin n'a de raison d'être qu'en communauté.
- J'ai consulté vos desseins, et votre cause est simple : reprendre vos terres et y faire renaître la dynastie qui y fut … un retour au bon vieux temps d'avant le fléau. Cela n'a rien d'original et me semble à la fois dérisoire et utopique, car malgré toute les guerres le passé ne se réactualisera plus jamais !
Mais lutter contre les Non-morts est une cause qui vaut d'être soutenue, je vous laisserai la responsabilité de mener la suite de vos probables guerres civiles entre Humains.
- Je ne vous visite que pour juger de la noblesse de vos compagnons et donc de l'opportunité de soutenir leur endurance. Je vous laisse le soin de sauver votre monde, je ne viens que dans le dessein de juger si mes modestes talents seraient ici employés à bon escient.
- Parlez moi donc de vos compagnons, Dame Lomah, sauf si ma visite est importune ? N'hésitez pas alors à me le faire savoir, je ne voudrai pas empiéter sur le peu de temps dont vous disposez.
L'Elfe posa sa tasse et un regard doux sur Lomah, elle aurait bien corrigé ce vilain défaut dans la prononciation de son nom qu'affectait l'officier, mais elle savait que l'Elfique est une langue bien subtile pour les Humains, et le moment était mal choisi.
Dans l'attente de la réponse de Lomah, Lyranys se recula dans son siège jusqu'à ce que son dos vienne frôler le dossier, marque chez elle d'un relâchement certain. Il indiquait le plaisir paradoxal que lui procurait cette froide conversation avec cette étrange Humaine.
La rêveuse va se réveiller.
- Lomah de Sangre
- Chambellan
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- Enregistré le : mar. 02 oct., 2007 12:13 am
- Localisation : Là où on s'y attend le moins
Aaaah! L'art exquis de la langue de bois...
Sous ces air de fée du fourrée paissant paisiblement, la ribaude dissimule mal son égo. Soit ! A mois la charge de la déforestation de ses orgueilleuses attentes !
Je m'ennuie déjà...
- "juger de la noblesse de mes compagnons" ?
J'étouffe un petit gloussement que je fais taire d'une légère et gracieuse pression de la pulpe de mes doigts sur mes lèvres.
- Oh ! Pardon! ça n'était pas une plaisanterie ? Vous êtes sérieuse !?
Je cale mon menton dans ma paume.
- Mais vous n'êtes personne, ma chère allons ! Pourquoi prendrions-nous la peine de perdre notre temps à être évalué par quelqu'un si prompt à asséner avis péremptoires et opinions dénuées de fondement...?
Je m'esbaudis quelques secondes , faisant chanter les dentelles de mon opulent corsage. Même si la demoiselle ne goute pas à cet humour, j'y festoie gaiment.
- Vous êtes amusante Lalanys ! Je suis peu convaincue de votre utilité au sein de notre ordre, mais au moins vous avez vertu de distraire les après-midi d'orage.
Je sirote mon thé. Diantre que ce mélange est excellent, je m'en ferais préparer une théière pour mes appartements !
Sous ces air de fée du fourrée paissant paisiblement, la ribaude dissimule mal son égo. Soit ! A mois la charge de la déforestation de ses orgueilleuses attentes !
Je m'ennuie déjà...
- "juger de la noblesse de mes compagnons" ?
J'étouffe un petit gloussement que je fais taire d'une légère et gracieuse pression de la pulpe de mes doigts sur mes lèvres.
- Oh ! Pardon! ça n'était pas une plaisanterie ? Vous êtes sérieuse !?
Je cale mon menton dans ma paume.
- Mais vous n'êtes personne, ma chère allons ! Pourquoi prendrions-nous la peine de perdre notre temps à être évalué par quelqu'un si prompt à asséner avis péremptoires et opinions dénuées de fondement...?
Je m'esbaudis quelques secondes , faisant chanter les dentelles de mon opulent corsage. Même si la demoiselle ne goute pas à cet humour, j'y festoie gaiment.
- Vous êtes amusante Lalanys ! Je suis peu convaincue de votre utilité au sein de notre ordre, mais au moins vous avez vertu de distraire les après-midi d'orage.
Je sirote mon thé. Diantre que ce mélange est excellent, je m'en ferais préparer une théière pour mes appartements !
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La coruscance des manières de la Rousse, qui s'ajoutait à l'ostentation générale du personnage dépassa ma capacité de solennité lorsqu'elle posa, avec une emphase toute calculée, l'extrémité de ses phalanges sur sa bouche : je ne pus retenir un sourire.
Lorsque la Demoiselle prit la pause pour m'asséner, droit dans les yeux, le trait que venait de préparer l'affectation précédente, je n'y tins plus !
J'éclatais d'un rire, dont la spontanéité m'étonna moi-même ! J'avais perdu tout contrôle, et cela faisait bien longtemps !
Haaa, que c'était plaisant ! Je n'eut pourtant pas parié une Feuillargent, il y a encore quelques minutes, que le dragon roux m'eut fait passer un bon moment ! Pire, la rutilante Humaine s'esclaffait de concert !
Certes, nous ne riions pas ensembles, mais l'une contre l'autre ... mais qu'importe !
Tandis que j'écrasais doucement une larme jubilatoire au coin de mon œil, Dame Lomah reprit :
- Vous êtes amusante Lalanys ! Je suis peu convaincue de votre utilité au sein de notre ordre, mais au moins vous avez vertu de distraire les après-midi d'orage.
Pouvait-on attendre plus beau compliment … oui ! Mais jaillissant de la bouche du volcan érigé devant moi, c'était inespéré ! J'en trouvais l'enfantillage sur mon nom des plus mignons.
C'est l'œil brillant et du fond de mon siège que je lui répondit d'un ton nettement plus détendu.
- J'avoue n'avoir cru que vous ne puissiez rire qu'en vous brulant à votre propre lave ! Je constate que cela marche aussi quand vous l'appliquez à d'autres !
Il m'était difficile de reprendre mon sérieux, et un petit rire ponctua cette dernière phrase.
- Vous êtes pour moi d'un exotisme parfaitement distrayant, et j'avoue n'avoir que peut eut l'occasion de sourire ces derniers temps. Votre compagnie à fini par me détendre et je vous en remercie.
Un large sourire éclaira le visage de l'Elfe.
- Rassurez-vous, je ne doute pas de la noblesse de vos compagnons, et je m'excuse d'avoir si mal traduit ma pensée. Il me suffit de partager de tels instants pour être comblée ! Car rire avec vous, fut-ce de moi, est un plaisir que probablement peu de vivants ont eut le loisir de goûter !
Lyranys se redressa pour reposer sa tasse de thé sur la table et retomba au fond du confortable siège, détendue et souriante.
Lorsque la Demoiselle prit la pause pour m'asséner, droit dans les yeux, le trait que venait de préparer l'affectation précédente, je n'y tins plus !
J'éclatais d'un rire, dont la spontanéité m'étonna moi-même ! J'avais perdu tout contrôle, et cela faisait bien longtemps !
Haaa, que c'était plaisant ! Je n'eut pourtant pas parié une Feuillargent, il y a encore quelques minutes, que le dragon roux m'eut fait passer un bon moment ! Pire, la rutilante Humaine s'esclaffait de concert !
Certes, nous ne riions pas ensembles, mais l'une contre l'autre ... mais qu'importe !
Tandis que j'écrasais doucement une larme jubilatoire au coin de mon œil, Dame Lomah reprit :
- Vous êtes amusante Lalanys ! Je suis peu convaincue de votre utilité au sein de notre ordre, mais au moins vous avez vertu de distraire les après-midi d'orage.
Pouvait-on attendre plus beau compliment … oui ! Mais jaillissant de la bouche du volcan érigé devant moi, c'était inespéré ! J'en trouvais l'enfantillage sur mon nom des plus mignons.
C'est l'œil brillant et du fond de mon siège que je lui répondit d'un ton nettement plus détendu.
- J'avoue n'avoir cru que vous ne puissiez rire qu'en vous brulant à votre propre lave ! Je constate que cela marche aussi quand vous l'appliquez à d'autres !
Il m'était difficile de reprendre mon sérieux, et un petit rire ponctua cette dernière phrase.
- Vous êtes pour moi d'un exotisme parfaitement distrayant, et j'avoue n'avoir que peut eut l'occasion de sourire ces derniers temps. Votre compagnie à fini par me détendre et je vous en remercie.
Un large sourire éclaira le visage de l'Elfe.
- Rassurez-vous, je ne doute pas de la noblesse de vos compagnons, et je m'excuse d'avoir si mal traduit ma pensée. Il me suffit de partager de tels instants pour être comblée ! Car rire avec vous, fut-ce de moi, est un plaisir que probablement peu de vivants ont eut le loisir de goûter !
Lyranys se redressa pour reposer sa tasse de thé sur la table et retomba au fond du confortable siège, détendue et souriante.
La rêveuse va se réveiller.