[Candidature acceptée] Elicetian
Posté : mar. 20 sept., 2011 6:10 pm
Elicetian Valamor:
Issu d'une riche famille de Stormwind, Elicetian est le second fils de Selam Valamor. Il était destiné à rentrer dans les ordres et à devenir prêtre de la lumière.
Un jour il rencontra Selma, une ravissante jeune femme qui lui proposa de venir avec elle dans des réunions qui avait lieu en secret, tard le soir, dans les sous sol d'une taverne. Séduit il l’a suivi et y rencontra Malivorn. Un homme d'un charisme impressionnant qui lui expliqua qu’il faisait fausse route et que ses qualités devaient être mises au service d'une noble cause. Elicetian n'était pas très satisfait de son avenir tout tracé par son père et Malivorn n’eut aucun mal à le convaincre de le rejoindre dans son organisation secrète nommée "La purificatrice". Réunion après réunion on lui martelait qu'il fallait en finir avec toutes les races impures qui salissaient notre monde et qu'il était de son devoir de s’entrainer pour faire partie de la grande armée purificatrice qui sous l’es ordres d’un être hautement supérieur mettrait fin à leurs existences pour toujours.
Elicetian fut formé à l'art de la magie dans ce but. Mais il se sentait fort mal à l'aise. Malgré ce lavage de cerveau intensif il lui était difficile de ressentir cette haine féroce qui lui était inculquée. Il sentait la paranoïa montée en lui. Il avait coupé les ponts avec toutes ses connaissances aussi bien familiales qu’amicales. Il n’y avait pas de vie sociale possible en dehors des réunions. Toutes et tous étaient des ennemis potentiel. Il ne fallait parler à personne, ne faire confiance à personne … n’aimer personne.
Au hasard d'une énième soirée de solitude, Elicetian assis dans un coin sombre d’une taverne buvait lentement une bière sans saveur. Dakaborak, un jeune elfe, peut etre pris de pitié, s’approcha de lui et entama la conversation. Pendant cette longue soirée, bien qu’il aurait du l’ignorer, Elicetian écouta, avec passion les aventures que son comparse avait vécues et les personnages qu’il avait croisé. Dakaborak lui parla notamment d'une druide du nom de Sylnéa, dont la philosophie était complètement à l'opposé de ce qu’on lui apprenait durant ses réunions quotidiennes. Elle parlait de rassemblement, d’entraide, de paix entre les peuples d'Azeroth. Peut être était ce sa jeunesse, ses doutes, sa solitude enfin brisée ou simplement son désir de contradiction qui le poussa à vouloir en savoir plus, à chercher, à comprendre.
Il revît souvent Daka et il décida de fuir "La purificatrice" et de continuer seul son apprentissage de l'art de la magie. Daka lui avait dit que lorsqu’il serait prêt et "lavé" de toute cette haine, il pourrait peut être rencontrer Sylnéa. Beaucoup plus tard, le jour arriva ou il se senti enfin en paix avec lui et capable de se présenter devant elle...
Extrait du journal d’Elicetian : Le rite du passage
Cela faisait plus d'un an que je participais activement aux réunions de "La purificatrice". Cette organisation secrète, dont le centre névralgique se trouvait à Stormwind, prônait l'extermination totale des races dites impures qui peuplaient Azeroth.
La nuit était tombée depuis plusieurs heures. La ruelle qui menait à l'auberge ou nous avions rendez vous était plongée dans une obscurité pesante. Nous étions trois à être convoqués par le conseil et nous n’entendions que le bruit de nos pas. Nous allions subir le "rite du passage".
Notre assiduité, notre talent au combat, et sans aucun doute le fait que nous étions issus de familles fortunées avait permis que nous soyons choisi pour devenir membre à part entière de l'organisation.
La porte de l'auberge s’ouvrit avant que nous ayons eu le temps de frapper. Nous fûmes installés sur des chaises face à une estrade où trônaient trois personnages imposants dont les visages étaient dissimulés par une capuche rouge sang. Le silence total se fit, un claquement se fit entendre et tout trois se levèrent, s’avancèrent dans la faible clarté des bougis et ôtèrent leur capuche.
Celui de gauche était un nain, sa barbe et son abondante chevelure lui cachait presque totalement le visage. A droite se trouvait Malivorn, celui qui avait accompagné mes premiers pas dans l’organisation. Il était assez âgé et ses yeux n’étaient que deux petites fentes cachant presque totalement des iris d’un noir profond. Enfin celui du milieu, qui semblait être le Grand Maître, était un elfe, ses yeux brillant, ses lèvres légèrement retroussées sur de petites dents blanches et acérées semblaient être le reflet d’une haine gigantesque qui ne cherchait qu’à se libérer.
L’elfe pris la parole :
« Vous avez été amené ici sur les conseils de Malivorn et de Bariak ici présents. Ils vous font suffisamment confiance pour que je vous permette de voir mon visage, que je prenne de mon temps pour vous tester et le cas échéant, si je vous juge digne de notre organisation, de vous introniser »
Il s’approcha de mon compagnon qui était assis à ma gauche. Il lui chuchota quelque chose à l’oreille. Après un silence de plusieurs secondes, il répondit à l’elfe en chuchotant, ce dernier fit un léger signe de tête et s’approcha de moi.
Il me glissa à l’oreille : « Selon notre loi, quel est le devoir du juste ». Je fus surpris de la facilité de la question. Je n’eu qu’à répondre en récitant la troisième loi de l’organisation : « Protéger, au prix de sa vie, la pureté du sang des races divines ». Il s’approcha enfin du dernier d’entre nous. De même, l’elfe lui posa une question, il y répondit. Le grand maître remonta sur l’estrade l’air satisfait.
« Vous connaissez tout trois par cœur nos lois, vous savez donc que le grand maître doit être obéi aveuglement. Comme vous l’avez compris, je suis le Grand Maître, mon nom est Diviniel et je vais vous donner votre premier ordre. »
Il fit une pause, et on pouvait voir qu’il appréciait particulièrement ce moment.
« Aujourd’hui, je veux qu’un, et uniquement un d’entre vous, devienne un compagnon. Je veux qu’il soit le plus brave et que les autres périssent de sa main. Qu’il en soit ainsi ! »
La stupeur était totale. Nous avions tout trois entendu son ordre mais il nous fallu quelques instants pour comprendre les implications de celui-ci. Deux d’entre nous allaient mourir ce soir et il me faudrait commettre deux meurtres de sang froid si je voulais être le survivant.
L’instant suivant la pièce était devenue éblouissante de clarté alors que mes deux compagnons préparaient déjà leur incantation de boule de feu. L’engagement ne dura que quelques secondes. J’étais au sol, le bras atrocement brûlé. Je fus relevé par Malivorn, mes deux compagnons d’infortune gisaient sur le sol mort tout deux de mes mains.
L’intronisation commença alors que mon esprit était encore embué par l’adrénaline. Mon bras avait été soigné par Diviniel qui s’apprêtait à lancer un sort. « Elicetian, tu vas recevoir la marque des élus. Lorsque la prophétie s’accomplira, que ton nouveau maitre sera de retour sur Azeroth et que le temps sera venu pour nous de sortir de l’ombre et de célébrer son nouveau règne, tout les être inférieurs que nous auront daigné laisser en vie pourront voir sur ton front qu’ils te doivent respect et obéissance. »
Telle fût les dernières paroles de Diviniel, je ressenti une terrible douleur à la tête, puis il quitta la salle et je fus raccompagné à l’extérieur. Je ne les revis jamais. Ma rencontre avec Dakaborak et nos discutions durant les semaines qui avaient précédées firent que cette intronisation cruelle fût le déclic qui me fit fuir l’organisation.
Je ne sais pas de quelle prophétie avait parlé Diviniel, je ne sais pas quand la marque apparaîtra. Mais à chaque fois que je me regarde dans une glace et que je vois ce crâne dégarni depuis mon intronisation, je pense qu’un jour, tôt ou tard, ce front me désignera comme un membre de cette organisation folle.
Et je sais qu’ils sont la, qu’ils me cherchent, et que lorsqu’ils me trouveront je le payerai de ma vie.
Le premier signe
Ce matin la, Elicetian rentrait dans sa maison de Hurlevent après une longue nuit à errer de bar en bar. Une peur irrépressible l'avait réveillé et ne parvenant plus à trouver le sommeil il avait préféré quitter sa chambre et tenté de trouver l'apaisement dans l'alcool et les discussions de comptoir. C’était d’ailleurs ses principales activités depuis la mort de Sylnéa et la séparation des derniers membres de son groupe. Il ressentait à nouveau la solitude et son esprit ne cessait de ressasser des souvenirs sombres et notamment le regard et les paroles de Diviniel qu’il n’avait finalement pas réussi à totalement effacer de sa mémoire malgré ses nombreux mois de bonheur au sein du groupe de Sylnéa.
Le soleil se levait sur une belle journée d’automne lorsqu'il décida de rentrer chez lui pour dormir un peu. Il était toujours étreint d'une angoisse indescriptible.
La sueur qui coulait de son front le glaça soudain, lorsqu'il vu quelque chose sur sa porte.
Une dague finement ciselée avec une émeraude incrustée à la base de la lame était plantée quelques centimètres au dessus de la poignée. Elle retenait un parchemin ou l'on pouvait lire les phrases suivantes écrites à l'encre rouge:
L'aube du renouveau est proche.
Les premiers signes sont apparus.
Bientôt ta véritable nature sera révélée.
Et tu devras rejoindre ton maître.
Accablé, Elicetian déchira le parchemin et le brûla puis décida de se rendre à Forgefer pour jeter la dague dans la lave en fusion.
A son retour à Stormwind, il était à deux doigts de sombrer dans la folie. Il ne pouvait affronter cette épreuve seul. Il devait retrouver un groupe, une cause, quelque chose pour que la vie garde un sens.
Allongé sur son lit, Elicetian cherchait dans ses souvenirs. « Il me faut des compagnons … il me faut une cause qui me fera oublier tout le reste … alors je donnerai ma vie pour eux … ainsi elle n’aura pas été totalement vaine » … « L’Ost Rouge … Non, L’Ost pourpre … oui l’Ost Pourpre … Leur cause est juste … Reprendre Lordaeron aux réprouvés… Combattre des réprouvés ne sera pas difficile pour moi, j’ai appris à les haïr … eux aussi. »
Sa décision était prise … cela faisait un moment qu’il y pensait sans trouver le courage … mais s’en était trop. Il ne pouvait plus vivre seul dans l’oisiveté. Son esprit n’y résisterait plus, plus maintenant.
Elicetian sorti et pris, à pied, la direction de la forêt d’Elwynn pour se rendre à la Garnison du Ruisseau de l’Ouest. En marchant, les images de son intronisation lui revinrent, la voie de Diviniel, les mots du message trouvé sur sa porte un peu plus tôt. Il s’arrêta. Il dégluti avec difficulté et regarda le ciel. Le soleil était déjà haut et la journée bien avancé. « Peut être devrais je revenir demain ». « Non, c’est maintenant ou jamais ! ». Elicetian reprit sa marche plus rapidement.
Arrivé aux portes de la Garnison il aperçu L’adjoint Rainer, qui le regardait s’approcher.
Que vais-je lui dire … et si la marque était apparue … c’est peut être pour ça qu’il me regarde si fixement …
Elicetian était maintenant devant l’Adjoint Rainer et il ouvrit la bouche mais rien ne sorti, son malaise était total, il ressentait une douleur vive aux tempes. Il allait se sentir mal. C’était trop pour une seule journée. Il tendit la main pour s’accrocher à l’épaule de l’adjoint mais ses mouvements n’avait plus aucune précision, sa vue était flou. Il trébucha et se retrouva un genou à terre. Dans son esprit embrumé il s’entendit dire:
« Pardonnez moi … »
Issu d'une riche famille de Stormwind, Elicetian est le second fils de Selam Valamor. Il était destiné à rentrer dans les ordres et à devenir prêtre de la lumière.
Un jour il rencontra Selma, une ravissante jeune femme qui lui proposa de venir avec elle dans des réunions qui avait lieu en secret, tard le soir, dans les sous sol d'une taverne. Séduit il l’a suivi et y rencontra Malivorn. Un homme d'un charisme impressionnant qui lui expliqua qu’il faisait fausse route et que ses qualités devaient être mises au service d'une noble cause. Elicetian n'était pas très satisfait de son avenir tout tracé par son père et Malivorn n’eut aucun mal à le convaincre de le rejoindre dans son organisation secrète nommée "La purificatrice". Réunion après réunion on lui martelait qu'il fallait en finir avec toutes les races impures qui salissaient notre monde et qu'il était de son devoir de s’entrainer pour faire partie de la grande armée purificatrice qui sous l’es ordres d’un être hautement supérieur mettrait fin à leurs existences pour toujours.
Elicetian fut formé à l'art de la magie dans ce but. Mais il se sentait fort mal à l'aise. Malgré ce lavage de cerveau intensif il lui était difficile de ressentir cette haine féroce qui lui était inculquée. Il sentait la paranoïa montée en lui. Il avait coupé les ponts avec toutes ses connaissances aussi bien familiales qu’amicales. Il n’y avait pas de vie sociale possible en dehors des réunions. Toutes et tous étaient des ennemis potentiel. Il ne fallait parler à personne, ne faire confiance à personne … n’aimer personne.
Au hasard d'une énième soirée de solitude, Elicetian assis dans un coin sombre d’une taverne buvait lentement une bière sans saveur. Dakaborak, un jeune elfe, peut etre pris de pitié, s’approcha de lui et entama la conversation. Pendant cette longue soirée, bien qu’il aurait du l’ignorer, Elicetian écouta, avec passion les aventures que son comparse avait vécues et les personnages qu’il avait croisé. Dakaborak lui parla notamment d'une druide du nom de Sylnéa, dont la philosophie était complètement à l'opposé de ce qu’on lui apprenait durant ses réunions quotidiennes. Elle parlait de rassemblement, d’entraide, de paix entre les peuples d'Azeroth. Peut être était ce sa jeunesse, ses doutes, sa solitude enfin brisée ou simplement son désir de contradiction qui le poussa à vouloir en savoir plus, à chercher, à comprendre.
Il revît souvent Daka et il décida de fuir "La purificatrice" et de continuer seul son apprentissage de l'art de la magie. Daka lui avait dit que lorsqu’il serait prêt et "lavé" de toute cette haine, il pourrait peut être rencontrer Sylnéa. Beaucoup plus tard, le jour arriva ou il se senti enfin en paix avec lui et capable de se présenter devant elle...
Extrait du journal d’Elicetian : Le rite du passage
Cela faisait plus d'un an que je participais activement aux réunions de "La purificatrice". Cette organisation secrète, dont le centre névralgique se trouvait à Stormwind, prônait l'extermination totale des races dites impures qui peuplaient Azeroth.
La nuit était tombée depuis plusieurs heures. La ruelle qui menait à l'auberge ou nous avions rendez vous était plongée dans une obscurité pesante. Nous étions trois à être convoqués par le conseil et nous n’entendions que le bruit de nos pas. Nous allions subir le "rite du passage".
Notre assiduité, notre talent au combat, et sans aucun doute le fait que nous étions issus de familles fortunées avait permis que nous soyons choisi pour devenir membre à part entière de l'organisation.
La porte de l'auberge s’ouvrit avant que nous ayons eu le temps de frapper. Nous fûmes installés sur des chaises face à une estrade où trônaient trois personnages imposants dont les visages étaient dissimulés par une capuche rouge sang. Le silence total se fit, un claquement se fit entendre et tout trois se levèrent, s’avancèrent dans la faible clarté des bougis et ôtèrent leur capuche.
Celui de gauche était un nain, sa barbe et son abondante chevelure lui cachait presque totalement le visage. A droite se trouvait Malivorn, celui qui avait accompagné mes premiers pas dans l’organisation. Il était assez âgé et ses yeux n’étaient que deux petites fentes cachant presque totalement des iris d’un noir profond. Enfin celui du milieu, qui semblait être le Grand Maître, était un elfe, ses yeux brillant, ses lèvres légèrement retroussées sur de petites dents blanches et acérées semblaient être le reflet d’une haine gigantesque qui ne cherchait qu’à se libérer.
L’elfe pris la parole :
« Vous avez été amené ici sur les conseils de Malivorn et de Bariak ici présents. Ils vous font suffisamment confiance pour que je vous permette de voir mon visage, que je prenne de mon temps pour vous tester et le cas échéant, si je vous juge digne de notre organisation, de vous introniser »
Il s’approcha de mon compagnon qui était assis à ma gauche. Il lui chuchota quelque chose à l’oreille. Après un silence de plusieurs secondes, il répondit à l’elfe en chuchotant, ce dernier fit un léger signe de tête et s’approcha de moi.
Il me glissa à l’oreille : « Selon notre loi, quel est le devoir du juste ». Je fus surpris de la facilité de la question. Je n’eu qu’à répondre en récitant la troisième loi de l’organisation : « Protéger, au prix de sa vie, la pureté du sang des races divines ». Il s’approcha enfin du dernier d’entre nous. De même, l’elfe lui posa une question, il y répondit. Le grand maître remonta sur l’estrade l’air satisfait.
« Vous connaissez tout trois par cœur nos lois, vous savez donc que le grand maître doit être obéi aveuglement. Comme vous l’avez compris, je suis le Grand Maître, mon nom est Diviniel et je vais vous donner votre premier ordre. »
Il fit une pause, et on pouvait voir qu’il appréciait particulièrement ce moment.
« Aujourd’hui, je veux qu’un, et uniquement un d’entre vous, devienne un compagnon. Je veux qu’il soit le plus brave et que les autres périssent de sa main. Qu’il en soit ainsi ! »
La stupeur était totale. Nous avions tout trois entendu son ordre mais il nous fallu quelques instants pour comprendre les implications de celui-ci. Deux d’entre nous allaient mourir ce soir et il me faudrait commettre deux meurtres de sang froid si je voulais être le survivant.
L’instant suivant la pièce était devenue éblouissante de clarté alors que mes deux compagnons préparaient déjà leur incantation de boule de feu. L’engagement ne dura que quelques secondes. J’étais au sol, le bras atrocement brûlé. Je fus relevé par Malivorn, mes deux compagnons d’infortune gisaient sur le sol mort tout deux de mes mains.
L’intronisation commença alors que mon esprit était encore embué par l’adrénaline. Mon bras avait été soigné par Diviniel qui s’apprêtait à lancer un sort. « Elicetian, tu vas recevoir la marque des élus. Lorsque la prophétie s’accomplira, que ton nouveau maitre sera de retour sur Azeroth et que le temps sera venu pour nous de sortir de l’ombre et de célébrer son nouveau règne, tout les être inférieurs que nous auront daigné laisser en vie pourront voir sur ton front qu’ils te doivent respect et obéissance. »
Telle fût les dernières paroles de Diviniel, je ressenti une terrible douleur à la tête, puis il quitta la salle et je fus raccompagné à l’extérieur. Je ne les revis jamais. Ma rencontre avec Dakaborak et nos discutions durant les semaines qui avaient précédées firent que cette intronisation cruelle fût le déclic qui me fit fuir l’organisation.
Je ne sais pas de quelle prophétie avait parlé Diviniel, je ne sais pas quand la marque apparaîtra. Mais à chaque fois que je me regarde dans une glace et que je vois ce crâne dégarni depuis mon intronisation, je pense qu’un jour, tôt ou tard, ce front me désignera comme un membre de cette organisation folle.
Et je sais qu’ils sont la, qu’ils me cherchent, et que lorsqu’ils me trouveront je le payerai de ma vie.
Le premier signe
Ce matin la, Elicetian rentrait dans sa maison de Hurlevent après une longue nuit à errer de bar en bar. Une peur irrépressible l'avait réveillé et ne parvenant plus à trouver le sommeil il avait préféré quitter sa chambre et tenté de trouver l'apaisement dans l'alcool et les discussions de comptoir. C’était d’ailleurs ses principales activités depuis la mort de Sylnéa et la séparation des derniers membres de son groupe. Il ressentait à nouveau la solitude et son esprit ne cessait de ressasser des souvenirs sombres et notamment le regard et les paroles de Diviniel qu’il n’avait finalement pas réussi à totalement effacer de sa mémoire malgré ses nombreux mois de bonheur au sein du groupe de Sylnéa.
Le soleil se levait sur une belle journée d’automne lorsqu'il décida de rentrer chez lui pour dormir un peu. Il était toujours étreint d'une angoisse indescriptible.
La sueur qui coulait de son front le glaça soudain, lorsqu'il vu quelque chose sur sa porte.
Une dague finement ciselée avec une émeraude incrustée à la base de la lame était plantée quelques centimètres au dessus de la poignée. Elle retenait un parchemin ou l'on pouvait lire les phrases suivantes écrites à l'encre rouge:
L'aube du renouveau est proche.
Les premiers signes sont apparus.
Bientôt ta véritable nature sera révélée.
Et tu devras rejoindre ton maître.
Accablé, Elicetian déchira le parchemin et le brûla puis décida de se rendre à Forgefer pour jeter la dague dans la lave en fusion.
A son retour à Stormwind, il était à deux doigts de sombrer dans la folie. Il ne pouvait affronter cette épreuve seul. Il devait retrouver un groupe, une cause, quelque chose pour que la vie garde un sens.
Allongé sur son lit, Elicetian cherchait dans ses souvenirs. « Il me faut des compagnons … il me faut une cause qui me fera oublier tout le reste … alors je donnerai ma vie pour eux … ainsi elle n’aura pas été totalement vaine » … « L’Ost Rouge … Non, L’Ost pourpre … oui l’Ost Pourpre … Leur cause est juste … Reprendre Lordaeron aux réprouvés… Combattre des réprouvés ne sera pas difficile pour moi, j’ai appris à les haïr … eux aussi. »
Sa décision était prise … cela faisait un moment qu’il y pensait sans trouver le courage … mais s’en était trop. Il ne pouvait plus vivre seul dans l’oisiveté. Son esprit n’y résisterait plus, plus maintenant.
Elicetian sorti et pris, à pied, la direction de la forêt d’Elwynn pour se rendre à la Garnison du Ruisseau de l’Ouest. En marchant, les images de son intronisation lui revinrent, la voie de Diviniel, les mots du message trouvé sur sa porte un peu plus tôt. Il s’arrêta. Il dégluti avec difficulté et regarda le ciel. Le soleil était déjà haut et la journée bien avancé. « Peut être devrais je revenir demain ». « Non, c’est maintenant ou jamais ! ». Elicetian reprit sa marche plus rapidement.
Arrivé aux portes de la Garnison il aperçu L’adjoint Rainer, qui le regardait s’approcher.
Que vais-je lui dire … et si la marque était apparue … c’est peut être pour ça qu’il me regarde si fixement …
Elicetian était maintenant devant l’Adjoint Rainer et il ouvrit la bouche mais rien ne sorti, son malaise était total, il ressentait une douleur vive aux tempes. Il allait se sentir mal. C’était trop pour une seule journée. Il tendit la main pour s’accrocher à l’épaule de l’adjoint mais ses mouvements n’avait plus aucune précision, sa vue était flou. Il trébucha et se retrouva un genou à terre. Dans son esprit embrumé il s’entendit dire:
« Pardonnez moi … »