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[Candidature acceptée] Wilk
Posté : mer. 05 janv., 2011 9:51 pm
par Wilk
J'arrête mon mécanotrotteur : il grince en s'immobilisant. Faudra que je m'occupe de la rouille, ça commence à bloquer les articulations... 'fin pas aujourd'hui.
Je suis enfin en vue du bastion. C'est bien là que j'ai rencontré l'autre là, le noble déchu. Enfin je crois. Ce qui est sûr c'est que c'est eux que j'ai vu à Gilnéas. Et qui ont failli m'étriper à vue. Hé ! Ça suffit, arrêtes de penser à ça ! Ils combattent les réprouvés ! Je me répète cette phrase plusieurs fois pour me convaincre que je fais le bon choix. Tant pis si j'ai le droit à l'habituel traitement de faveur "spécial monstre poilu avec des crocs". J'ai laissé ces foutus "pas assez morts"-vivants de côtés pendant trop longtemps. Je ne peux pas oublier que j'ai quelque chose à leur faire payer. Je le sais, j'ai essayé.
'Faut que je me concentre sur autre chose, histoire de me calmer. Du coup, je fais un petit check-up mental de mon apparence : avec mes besaces remplies principalement de bidules technologiques, qui vont jusqu'à coloniser ma tenue vestimentaire ça et là -je ne peux quand même pas sortir sans ma clé à molette télescopique multifonctions, ou mon monocle x300, si d'aventure je trouvais un truc machin inconnu-, je ressemble plus à un gnome à apparence humaine qu'à un worgen. Parfait. Mes cheveux châtains sont "presque coiffés", je me suis lavé récemment... je devrais être à peu près présentable. Oh et puis merde ! C'est pour un poste de troufion.
Je repère le garde de faction le plus proche. 'l'a pas l'air commode. Bon quand faut y'aller, faut y'aller ! Je descend souplement de ma monture -la laissant au bord du chemin- et m'avance dans l'allée d'un pas décidé. Évidemment y'a toujours cette petite voix qui me répète inlassablement : Dis, t'es vraiment sûr que t'es pas en train de merder ? Ah ! Foutu esprit critique.
Je m'éclaircit la gorge, et je cache mon anxiété derrière un beau sourire crispé.
Bonjour m'sieur ! C'est ici l'Ost Pourpre... j'veux dire pour le recrutement ?
Bah ! Je verrais bien. J'espère qu'ils me feront pas passer des tests ou je sais pas quoi !
Posté : dim. 09 janv., 2011 11:13 pm
par Adjoint Rainer
L'homme qui était en poste n'était pas l'Adjoint Rainer. Ce dernier était actuellement en pleine ronde, à sermonner des sentinelles dont le comportement était, à son goût, bien trop relâché. Le jeune garde qui faisait face à Wilk se trouva donc dans une situation particulièrement délicate : jamais, jusqu'à ce jour, il n'avait eu à accueillir qui que ce soit, et un silence gêné s'abattit sur les deux hommes.
Je... hum... bienvenue à la Garnison du... à la Garnison. Vous venez pour le poste de boulanger ? s'enquit le jeune soldat, soudain ravi à cette idée.
Posté : lun. 10 janv., 2011 12:51 am
par Wilk
L'homme en face de moi a l'air en fin de compte relativement jeune... et ne décroche pas un mot, l'air hésitant... mais quoi, j'ai du noir sur le nez ou bien ?
Je... hum... bienvenue à la Garnison du... à la Garnison. Vous venez pour le poste de boulanger ?
Poste de boul... ?! La phrase ne fait qu'un tour dans ma tête, et provoque une répartie immédiate.
Ah oui, bien sûr ! Le poste de boulanger. D'ailleurs il faudrait décharger les sacs de farine. Là-bas. Cachés derrière ma monture.
Tout en désignant le chemin d'accès au bastion, je commence à m'dire que c'est p'tet pas très malin de me montrer sarcastique.
Soldat. Je viens pour le poste de Soldat, vous recrutez toujours ? *soupir* Non mais est-ce que j'ai l'air d'un boulanger ?!
Posté : mar. 11 janv., 2011 11:47 am
par Adjoint Rainer
Le jeune soldat rougit sous son casque, ce qui eut pour effet de l'énerver, sous la double action de la honte et du ton moqueur de l'inconnu.
Vous plaisantez, citoyen ? Vous êtes venu jusqu'ici pour vous moquer du travail d'honnêtes soldats qui passent leur vie à défendre vos chaumières ? Je ne sais pas ce qui m'empêche de vous... oh, bonjour Adjoint Rainer !
Une silhouette imposante venait d'apparaître dans l'angle de vue de la sentinelle, qui opéra un salut militaire si rapide qu'elle en lâcha son bouclier, qui tomba au sol dans un fracas assourdissant. Tremblant de tout son corps, le garde attendit un geste de l'Adjoint pour le ramasser, puis succomba au regard noir de son supérieur avant de prendre la fuite à l'intérieur de la Garnison.
Avec une moue désapprobatrice qui appelait sans doute quelque sanction méritée, Rainer prit la place de son jeune collègue.
Navré pour ce comportement détestable, messire. Ils savent pourtant qu'il n'y a que moi qui ai le droit de maltraiter les voyageurs.
Avec un sourire carnassier, Rainer s'installa à nouveau dans son rôle de gardien des portes de la Garnison.
Alors, que puis-je faire pour vous, voyageur ?
Posté : mar. 11 janv., 2011 11:02 pm
par Wilk
Vous plaisantez, citoyen ? Vous êtes venu jusqu'ici pour vous moquer du travail d'honnêtes soldats qui passent leur vie à défendre vos chaumières ?
Fatalement, il fallait que j'ouvre ma grande gu...
Je ne sais pas ce qui m'empêche de vous... oh, bonjour Adjoint Rainer !
Pendant la courte scène d'autorité, j'me dis que p'tet, l'arrivée du gradé va améliorer la situation...
Navré pour ce comportement détestable, messire. Ils savent pourtant qu'il n'y a que moi qui ai le droit de maltraiter les voyageurs. Alors, que puis-je faire pour vous, voyageur ?
...mouais, ou p'tet pas en fait.
Hé ben... c'est très simple : je viens pour le recrutement... le recrutement pour le poste de soldat ! Votre subalterne m'a pris pour un boulanger. Bon ok, j'fais p'tet pas très soldat, mais... boulanger ! J'ai rien contre les boulangers notez. Mais vous m'voyez en boulanger ? Sérieusement ?
Posté : dim. 16 janv., 2011 12:14 pm
par Adjoint Rainer
L'homme était bavard. Ou, du moins, il ne savait pas orienter précisément le cours de sa pensée vers une saine économie de paroles.
Rainer n'aimait pas les bavards. Il préférait les économes.
Mon oncle était boulanger. Je l'adorais. Il me gardait toujours un bout de pain chaud, tout juste sorti du fournil. C'était un brave homme.
Le vieux soldat laissa planer un instant de gêne qu'il savoura pleinement, puis reprit le fil de la conversation.
Vous voulez vous engager, alors. Soit, à vos risques et périls. On a toujours besoin de petites mains à la Garnison. Vous allez devoir passer un entretien avec un gradé, genre chevalier, ou officier si vous n'avez pas de chance. Suivez-moi, je vais voir ce qu'on peut vous trouver comme galonné.
Rainer invita l'homme à le suivre dans la Garnison, à la recherche d'un interlocuteur approprié.
Posté : dim. 16 janv., 2011 10:49 pm
par Wilk
Mon oncle était boulanger. Je l'adorais. Il me gardait toujours un bout de pain chaud, tout juste sorti du fournil. C'était un brave homme.
Ah, c'est chouette...
Je ne sais pas trop quoi ajouter, le ton indifférent du garde me dérange... ah, il en a sûrement rien à faire de ce que j'lui raconte. J'hésite entre la colère et la gêne. Heureusement, le soldat reprends la parole, m'évitant un cruel dilemme (va pour les deux !).
Vous voulez vous engager, alors. Soit, à vos risques et périls. On a toujours besoin de petites mains à la Garnison. Vous allez devoir passer un entretien avec un gradé, genre chevalier, ou officier si vous n'avez pas de chance. Suivez-moi, je vais voir ce qu'on peut vous trouver comme galonné.
Un entretien ? C'est tout ? Ah ça ! Je m'y attendais pas.
Ah ça ! J'y aurais pas cru. La surprise passée, j'ai envie d'en savoir plus : comment ça s'passe après ? Quels sont les critères ? C'est vrai que vous recrutez même des gilnéens ? Qu'est-ce que tu entends exactement par "petites mains" ? Mais il a déjà tourné les talons, coupant court à la conversation. Je le suis, entrant à mon tour dans le bastion.
Heu ouais ok, après vous...
Posté : lun. 17 janv., 2011 11:41 pm
par Hadjirah
L'adjoint guida le postulant au sein du bastion, à la recherche de quelque membre de l'Ost pouvant faire passer l'entretien en question. Mais visiblement, mis à part quelques gardes moins gradés, et des sons provenant des cuisines, la foule de chevaliers brûlante d'envie d'accueillir les nouveaux arrivants n'étaient pas au rendez-vous.
Non sans avoir marmonné quelque chose dans sa moustache, au sujet de "fichues ordres aux compagnies", Rainer finit par se décider à emprunter une volée de marches de bois l'amenant devant une porte de bois simple, marquée d'une plaque métallique gravée des mots suivants :
Bureau du comité de T.R.A.U.M.A.
Traitement de la Réorganisation des Affectations Universel, Méticuleux et Autocratique
Pour toute gestion de formalité administrative, vous adresser au Sénéchal Hadjirah Saliha Lahidi ou au secrétaire Paullariand Dourentée. Prière de prévoir à l'avance toute pièce nécessaire à la constitution des dossiers.
Rainer contempla un instant la plaque, les sourcils froncés et la moustache frissonnante. Pour peu, à en juger son air peu amène, on se serait attendus à le voir sortir son épée pour aller terrasser quelque démon caché dans son antre, derrière cette simple porte.
A la place de cela, il frappa brièvement sur le pan de bois, tout en grognant à l'attention de Wilk :
"...quand y'a pas le choix... Je vous ai rien trouvé d'autre, il faudra faire avec..."
Une vois féminine, plus sèche que l'ensemble du désert de Tanaris, répondit de l'autre côté :
"Entrez donc au lieu de malmener cette porte ! Ou changez d'avis si vous voulez me rendre service !"
L'irritation contenue dans la voix sembla se propager à Rainer comme une trainée de poudre gnome enflammée au chalumeau. Il poussa un lourd soupir, et ouvrit la porte, indiquant à Wilk d'entrer, et signifiant par la même qu'il ne comptait pas le suivre à l'intérieur pour affronter la maîtresse des lieux.
Il se contenta de l'économie de paroles qu'exigeait le protocole :
"C'est un nouveau postulant, Sénéchal." Il sembla que ce dernier mot racla la gorge du vieux soldat. Il acheva cependant avec sobriété : Personne d'autre n'est disponible pour le prendre en charge.. Y avait t'il un brin de cynisme dans le ton pourtant parfaitement respectueux de l'Adjoint restant planté sur le pas de la porte en faisant signe au visiteur d'entrer ?
Wilk n'eut pas le loisir de longuement se poser la question, car un nouvel environnement s'offrait déjà à lui. Un bureau. Ou une salle d'archives, peut être. A moins que ce ne soit un salon de thé ? Dans la petite pièce, se côtoyaient parchemins et épais ouvrages entassés dans de hautes étagères, bureau de scribe, théières et épices, et secrétaires d'écritures... Le tout parfaitement rangé, ordonné, aligné, avec la précision méticuleuse de ceux qui cela tourne à l'obsession.
Et assise à son bureau, la maîtresse des lieux. La Sénéchal, si l'on en croyait l'Adjoint. Une draeneï de haute stature à la peau aussi sombre que son épaisse masse de cheveux impeccablement tenue.
Elle tourna la tête vers l'arrivant, et vrilla sur lui un regard glacial. Le visage fermé, l'air peu amène, elle semblait aussi ravie de le voir entrer que si on lui avait imposé d'offrir le thé à un réprouvé.
Car du thé, il devait être l'heure, au vu de la tasse fumante qui trônait à côté d'elle... Et dont la cuiller était posée sur le bureau, parallèlement à un parchemin en cours de rédaction, le tout avec une précision trop oppressante pour être un hasard.
"Fermez la porte derrière vous." Aucun sourire n'accompagna le ton aigre de l'ordre.
Un second fauteuil trônait de l'autre côté du bureau. Elle ne fit cependant pas un geste pour le proposer à son invité forcé :
"Vous avez pris rendez-vous ? Vous avez pré-rempli les formulaires ocres et pourpres 264 AWX enluminés argent ? Pour quel genre de poste venez-vous postuler ?"
Elle détailla l'arrivant des pieds à la tête, sans gêne... Et sans expression autre que du mépris, par ailleurs.
Wilk pouvait se vanter d'être tombé directement sur la première responsable du recrutement de l'Ost...
Une parfaite malchance dont peu de postulants pouvaient se gargariser.
Posté : mar. 18 janv., 2011 9:53 pm
par Wilk
Je colle aux pas de l'adjoint tant bien que mal. Pas qu'il cherche à me semer (quoique...), mais l'action combinée de ma curiosité insatiable -hé, c'est pas tous les jours qu'on entre dans un bastion !- et les changements de directions fréquents du soldat me laissent parfois un peu en arrière. Les gardes de faction que nous croisons ont des réactions variées. Parfois ils me dévisagent. Plus souvent ils m'ignorent, occupés qu'ils sont à faire leur salut militaire. J'me dis que mon guide doit avoir une sacrée réputation, vu comme ils la ramènent p... Hein, on s'arrête ?
"...quand y'a pas le choix... Je vous ai rien trouvé d'autre, il faudra faire avec..."
Bureau du TRAUMA... ? Traitement Rapide et Automatique de... hmmm... voyons.... et Urgente... de Mon Arrivée. Et ben voilà, c'est exactement ce qu'il me faut ! Un sourire de victoire se dessine sur mon visage.
"C'est un nouveau postulant, Sénéchal. Personne d'autre n'est disponible pour le prendre en charge"
Je réponds par un "Hein ?" éloquent, et entre dans la pièce après un bref moment d'hésitation. Où c'est qu'je suis en train de mettre les pieds ?
Dans une bibliothèque. Non, c'est trop rangé pour ça. Les "bibliothèque", ou plutôt les foutoirs à savoir que j'ai connu n'ont vraiment rien à voir avec ce que j'ai sous les yeux. Mais comment s'y retrouver ? Il y a clairement trop de livre ! Mon visage, la bouche entrouverte, et les billes rondes comme des ballons, reflète fidèlement mon état de désarroi. J'aime découvrir, comprendre, et échanger du savoir... et j'ai toujours rêvé d'avoir un gros stock de livres et parchemins dans une pièce à moi, la mémoire est une salope ! Mais pas comme ça, pas avec tous ces livre trop bien ordonnés... comme s'ils étaient en prison, pas...
"Fermez la porte derrière vous."
...Ah oui, pas avec elle non plus. Hé ! reprends toi ! Je me redonne contenance -déjà commence par fermer la bouche-. Allez, un sourire ! Non laisse tomber, ça j'y arriverais pas. Son air... tiens j'parie qu'c'est une noble. Comment il l'a appelée ? Sénéchale ? C'est sûr, c'est une noble : ça m'file déjà des boutons ! Et une draeneï en plus.
Hadjirah, quant à elle, a en face d'elle un homme pas très grand sans être petit. Costaud, mais pas très épais. Cheveux châtains mal coiffés, teint clair, et bardés de divers petits appareils de technologie, de celle dont les gnomes raffolent : un monocle modifié à l'œil droit, quelques outils d'usage indéterminé qui pendent de façon désordonnée à sa ceinture, et mêmes quelques ajouts étranges sur sa tenue de voyage, qui pourraient être des renforts. Ses mouvements sont souples et assurés, en contraste avec les expressions de son visage : son air ahuri lors de son entrée a laissé place à une tension, voire une animosité visible à ses sourcils froncés, sa mâchoire serrée, et son regard un brin méfiant. Quoiqu'il en soit, s'il y a une chose qui est sûre, c'est qu'il fait tâche dans ce bureau.
"Vous avez pris rendez-vous ? Vous avez pré-rempli les formulaires ocres et pourpres 264 AWX enluminés argent ? Pour quel genre de poste venez-vous postuler ?"
"Ah, heu.. heu, non.. soldat !" enfin une question à laquelle je peux répondre. "J'viens pour le poste de soldat. Mais j'sais pas d'quoi vous m'parlez avec votre paperasse, il m'a rien expliqué d'tout ça l'garde."
Et vl'a qu'elle me reluque maintenant ! Ben ça ! Elle voudrait me faire disparaître du r'gard qu'elle s'y prendrait pas autrement. Et ma langue s'active trop vite -une fois de plus-.
"Heu dites.. Sénéchale... z'êtes sûre que j'suis bien au bon bureau ? Ou alors j'repasse quand vous avez finis vot' thé ?"
Posté : mer. 19 janv., 2011 2:35 pm
par Hadjirah
La gorgone locale fronça les sourcils aux réponses rares et baffouillées de son nouvel interlocuteur. Et son expression se durcit encore un peu - si c'était possible - à la dernière remarque.
"Heu dites.. Sénéchale... z'êtes sûre que j'suis bien au bon bureau ? Ou alors j'repasse quand vous avez finis vot' thé ?"
A la manière dont un rongeur - dans sa fuite - attire l'attention de ses prédateurs, Wilk venait de refermer lui même le piège à loup sur sa patte de Gilnéen. Hadjirah aurait donné cher pour avoir la paix et le congédier, mais comme il semblait partager ce désir... Elle se ferait donc un plaisir d'aller à son encontre. Décidément, Rainer était un brave homme, il sélectionnait parfaitement les victimes.
Un geste sec de sa main longue et fine invita Wilk à prendre place dans le fauteuil qui faisait face à celui de la draenei, de l'autre côté du bureau :
"Assis."
Elle attendit silencieusement qu'il s'exécute, avant de reprendre avec tout la sécheresse dont elle était capable :
"Je suis Hadjirah Saliha Lahidi. Sénéchal de l'Ost Pourpre, et de par ce poste, en charge de la gestion des hommes, du recrutement au départ, les pieds devant ou non. De fait, oui. Vous êtes dans le bon bureau. Et un thé peut prendre une éternité à être terminé, si on en respecte les saveurs."
Elle avait balayé tout moyen de replis sur le ton d'une évidence, comme quelque institutrice corrigeant avec dédain une mauvaise copie.
Mis à part son accent aux intonations lointaines, il n'y avait, dans sa façon de s'exprimer et de se tenir, pas grand chose rappelant sa race. Cette draeneï là s'était un peu trop bien adaptée à son nouveau monde... Sans doute pour mieux le malmener de l'intérieur.
Poussant sa tasse méticuleusement, elle ouvrit un tiroir et en sortit un parchemin aux enluminures compliquées. Elle le posa devant elle, relevant son regard perçant sur Wilk. Professionnelle. Concentrée. Et irritée :
"Bien. Puisque vous sembliez pressé d'en finir avant même de commencer, soyons efficaces. Une denrée rare, l'efficacité."
"Je vous écoute. Votre nom complet. Age. Origine. Lieu de résidence. Qualifications. Famille vivante. Désordres psychologiques. Tares physiques. Traitements médicaux en cours. Références ou recommandations. Ou tout autre remarque utile."
En énumérant sans faillir sa liste de demandes, la draeneï n'en paraissait que plus distante. Néanmoins, son attention toute entière était réservée à Wilk. Elle était à l'affut de ses réponses. Un vrai plaisir de se sentir ainsi la proie d'une inquisitrice chevronnée.
Posté : mer. 19 janv., 2011 9:32 pm
par Wilk
"Assis."
J'l'a regarde à deux fois... non pas de doute, c'est à moi qu'elle parle comme à un chien. Ah, elle s'y croit, la bougresse ! J'aime pas l'autorité. J'aime pas, mais c'est comme la crève : des fois y'a pas l'choix, ça te tombe dessus et faut faire avec.
"Ça va, je m'assoie."
Je m'rends compte que j'ai laissé la porte ouverte, du coup j'la referme avant de me diriger vers le siège pour m'y assoir. Pendant ce temps, la Sénéchale me regarde silencieusement. Bigre, je sais pas ce que j'lui ai fait mais elle a l'air sacrément contrariée. Ou alors c'est p'tet son visage normal ? J'ai pas le temps de creuser la question (elle est née avec ?), car elle reprends :
"Je suis Hadjirah Saliha Lahidi. Sénéchal de l'Ost Pourpre, et de par ce poste, en charge de la gestion des hommes, du recrutement au départ, les pieds devant ou non. De fait, oui. Vous êtes dans le bon bureau. Et un thé peut prendre une éternité à être terminé, si on en respecte les saveurs."
"Ah... oui, si vous l'dites"
Elle enchaine ses phrases alambiquées trop vite pour que j'en saisisse tous les détails, mais impossible de passer à côté de son ton de reproche. Elle continue après avoir sorti un beau parchemin :
"Bien. Puisque vous sembliez pressé d'en finir avant même de commencer, soyons efficaces. Une denrée rare, l'efficacité."
Ah j'l'ai sûrement vexée, la cornue... ah mais elle a qu'à être plus aimable ! Oh et puis c'est marre, je m'en fiche au fond. Je croise les bras de contrariété en l'observant tenir le crachoir.
"Je vous écoute. Votre nom complet. Age. Origine. Lieu de résidence. Qualifications. Famille vivante. Désordres psychologiques. Tares physiques. Traitements médicaux en cours. Références ou recommandations. Ou tout autre remarque utile."
"Alors... Wilk... Barker" Ah, ça fait un moment que j'l'ai pas sorti çui là ! "...mais les gens m'appellent juste Wilk, vous savez. J'ai... 23, non, 24 ans... Je suis de Gilnéas.. heu... J'énumère une à une les informations, concentré, en essayant de me rappeler l'ensemble de ses demandes, malheureusement trop nombreuses pour que quiconque y parvienne. "Pas de famille proche", mon regard se fait lointain, "Juste quelques cousins éloignés... Vous aviez dit quoi d'autre ? Ah oui, j'ai pas de tares comme vous dites... Ah et aussi : j'suis un worgen." Il y a un soupçon de défi dans ces derniers mots.
Posté : ven. 21 janv., 2011 9:01 pm
par Hadjirah
La plume de la draeneï courait se le parchemin au fil des paroles de Wilk. Rapide. Nerveuse. A l'image de sa propriétaire. Hadjirah notait chaque élément consciencieusement, l'agrémentant de petits symboles à la signification obscure.
Son visage taillé à la serpe resta de marbre tout du long. Concentrée et professionnelle, elle ne laissa rien paraître de ce qu'elle pouvait penser.
Lorsque son interlocuteur eut fini, elle releva les yeux, le fixant en silence un instant. La dernière phrase sembla flotter dans les airs, alors que la draeneï semblait s'assurer qu'il avait bien finir.
Elle piqua sa plume dans son encrier d'un geste vif, et redressa le menton sans lâcher Wilk des yeux. Cette façon de vous fixer associée à l'absence de pupille de sa race avait quelque chose de presque malsain... :
"Les réfugiés de Gilnéas sont légion, ces temps cis." Et bien quoi ? Elle comptait faire la conversation peut être... Sur un ton aussi hautain, ça n'était pas gagné. Elle repris, toujours glaciale : Mais je suppose que c'est la même situation que lorsque mes semblables se sont crus capables de piloter leur vaisseau... Ou même - plus en amont - que Lordaeron n'a pas su se défendre. Il faut bien recueillir les rats qui quittent le navire quelque part si l'on veut éviter la prolifération de la peste."
Ces paroles auraient pu être diablement méprisante si elle n'avait pas inclus sa propre race dans le problème. Au moins, elle ne faisait pas de différence et mésestimait tout le monde sur un pied d'égalité.
Elle baissa cependant d'un ton, comme si la vague de mauvaise humeur subissait une accalmie... Avant le prochain reflux annoncé :
"Et puis je savoir ce que vous vous estimez capable de faire pour nous, Wilk Barker ? Que ce soit au sein d'une garnison ou sur le front, je suppose que vous avez vos points forts et vos points faibles ?"
Elle marqua une pause, comme si elle avait omis un élément, et repris brièvement :
"Oh, et je ne suis pas familière avec ces... worgens, dont vous parlez." Visiblement, la malédiction gilnéenne comptait moins pour le Sénéchal que l'efficacité potentielle de Wilk en première ligne. Mais tout de même suffisamment pour qu'elle y revienne : "Vous qui portez cela, est ce le même genre de problème que ces druides incapables de retrouver forme humaine - et ils sont nombreux...? Vos... hrm... troubles de l'apparence peuvent survenir à n'importe quel moment ? Ou en avez vous un certain contrôle ?"
La draeneï finit par hausse légèrement les épaules, comme si ce sujet là était bien plus léger que tous les autres, chose qu'elle confirma de quelques mots :
"Dans quelques mois, je suppose qu'il sera monnaie courante de voir les votres déambuler parmi nous. Et j'aurai la sensation d'avoir perdu mon temps avec toutes ces questions. Mais je ne peux pas statuer sur l'intégration d'une nouvelle recrue sans connaître tous les tenants et aboutissants de la chose. Et pour l'instant, ce sujet m'est assez obscur."
L'hostilité semblait finalement s'être mue en froide curiosité, à la manière de ces chirurgiens fascinés à l'idée de plonger leurs mains dans des tripes à étudier.
Posté : ven. 21 janv., 2011 11:09 pm
par Wilk
"Les réfugiés de Gilnéas sont légion, ces temps cis.
Mais je suppose que c'est la même situation que lorsque mes semblables se sont crus capables de piloter leur vaisseau... Ou même - plus en amont - que Lordaeron n'a pas su se défendre. Il faut bien recueillir les rats qui quittent le navire quelque part si l'on veut éviter la prolifération de la peste."
"La peste... on peut dire ça." Tu l'penses pas ça... ouais non. Mais pourquoi ? ça te dérange c'qu'elle a dit ? Ouais ça doit être ça mais pas moyen d'savoir pourquoi. Ah et pis cette façon qu'elle a d'parler si distante... elle a pas d'âme ou quoi ?
"Et puis je savoir ce que vous vous estimez capable de faire pour nous, Wilk Barker ? Que ce soit au sein d'une garnison ou sur le front, je suppose que vous avez vos points forts et vos points faibles ?"
Mais quel idiot ! Bien sûr qu'j'aurais du commencer par là ! J'le met sur l'compte de ma gêne. Mais elle continue avant que je puisse répondre, me laissant d'ailleur l'occasion d'réfléchir un peu à c'que j'vais dire.
"Oh, et je ne suis pas familière avec ces... worgens, dont vous parlez. Vous qui portez cela, est ce le même genre de problème que ces druides incapables de retrouver forme humaine - et ils sont nombreux...? Vos... hrm... troubles de l'apparence peuvent survenir à n'importe quel moment ? Ou en avez vous un certain contrôle ?
Dans quelques mois, je suppose qu'il sera monnaie courante de voir les votres déambuler parmi nous. Et j'aurai la sensation d'avoir perdu mon temps avec toutes ces questions. Mais je ne peux pas statuer sur l'intégration d'une nouvelle recrue sans connaître tous les tenants et aboutissants de la chose. Et pour l'instant, ce sujet m'est assez obscur."
J'me suis p'tet trompé à son sujet, elle est pas aussi pire que ces foutus nobliaux. Ok j'm'en ferais surement pas une amie, mais j'sais pas, y'a quelqu'chose qui colle pas...
"Z'êtes sacrément pragmatique, hein ?"
On dirait qu'elle s'met au service de quelqu'un... ou d'quelqu'chose ? Un code de conduite ? Ah ! Et voilà t'es encore en train d'penser pour rien ! Mais reprends toi bougre d'idiot !
"'fin j'vais p'tet plutôt répondre à vos questions déjà... d'ailleurs c'est marrant qu'vous parliez des druides parcequ'en quelque sorte j'en suis un, c'est les elfes qui m'ont appris ça. Et d'ailleurs j'me débrouille pas mal niveau changement d'forme : j'sais donner des coups et en recevoir. Et m'faire discret quand nécessaire. J'ai pas mal voyagé ces derniers temps... et j'm'en suis toujours sortis d'une façon ou d'une autre. Hé ! J'serais pas là sinon."
J'repense aux quelques frayeurs que j'me suis fais parfois, certaines recontres qui où j'avais craint pour ma vie... comme cette fois où j'avais visité l'ancienne capitale Gnome à la recherche de savoir... mais maintenant, j'ai confiance en mes capacités.
"Pour la malédiction... j'peux pas vous dire à coup sûr, j'sais comment ça marche pour moi, mais c'est pas forcément pareil pour tout l'monde. Tenez, la plupart ils parlent comme s'ils avaient une bête à l'intérieur d'eux... j'ai jamais compris. Bah aussi, j'ai pas beaucoup fréquenté les miens, après la chute d'la capitale." Une pause. "Pour ma part, j'n'ai aucun soucis à changer d'forme. J'prend celle qui m'sera l'plus utile : homme dès qu'il s'agit d'bavasser, ou d'voir des gens. Homme-loup quand y'm faut un meilleur instinct... p'tet de meilleurs réflexes. C'est mieux pour le voyage. Ours pour s'défendre. Des fois ça marche bien pour intimider aussi, mais pas contre de vrais combattants, ça non. Loup pour observer, ou pour tuer aussi. Enfin vous voyez l'topo."
J'pense à tous mes différents moi. La transformation m'a changé ouais, ça c'est sûr. Aussi sûr que j'suis toujours moi-même, à deux ou quatre pattes, avec des crocs ou non.
"Ah oui, z'avez dit point faibles aussi..." Je réfléchis en me grattant la barbe "On m'dit souvent qu'j'ai une grande gueule. Que j'parle quand j'devrais m'taire. Ça oui, on m'la souvent dit, et même des soldats des fois. Mais j'pense que vous vous en êtes rendu compte !"
J'allais pour sourire, et puis j'me rend compte que je suis toujours face à cette statue sans expression, et du coup j'm'arrête à mi-chemin.
Posté : ven. 21 janv., 2011 11:51 pm
par Hadjirah
La plume glissa à nouveau sur le velin. La langue de Wilk se déliait, les notes ne devaient en être que plus précise. Toute absorbée par sa tâche, la draeneï n'afficha pas plus de réaction aux nouvelles réponses qu'aux précédentes, et une fois de plus, ce ne fut qu'une fois son travail accompli qu'elle en revint à son interlocuteur.
Il eut le temps de l'observer alors qu'il en avait finit, et qu'elle avait quelques lignes à terminer. L'irritation semblait s'être évaporée au profit de la concentration neutre. Ses traits secs auraient sans doute pu être plus doux, si elle avait su sourire, mais elle ne semblait pas déterminée à enrober ses actes de gestes parasites comme le faisaient si bien ceux de sa race. A croire qu'elle était plus gorgone, ou harpie, que draeneï. Par ailleurs, elle n'en avait même pas les tentacules, de ces fameux draeneïs. A la base de son cou, quelques cicatrices en étaient les derniers vestiges, en partie dissimulés sous les mèches de son opulente chevelure.
Elle finit par redresser la tête, de la même façon que la première fois.
Les choses étaient cadrées. Ordonnées. Sa façon de faire millimétrée. Méthodique.
"Bien sûr, que je suis pragmatique." Lâcha t'elle comme si wilk venait d'en parler. L'esprit de la draeneï sélectionnait et ré ordonnait l'information dans le sens qui lui paraissait le plus logique... Du moins, à elle...
"Sans aborder les choses de cette façon, qu'est ce qu'il nous reste à faire ? A nous lamenter sur notre sort au jour le jour ? A pleurer les disparus ? Les proches, les cités, les continents, les peuples entiers ? Ou peut être nous appesantir sur nos afflictions, errer les yeux dans le vague et le verbe émotif à la recherche d'un giron où nous réfugier en nous plaignant ?"
Elle replanta la plume dans l'encrier d'un geste précis, reprenant sa tasse de thé laissée à côté alors qu'elle continuait avec détermination. La froideur était toujours là. La neutralité moins, elle laissait place à une vague amertume contenue :
"Les ordres militaires ne sont pas là pour éponger les états d'âme. Et l'on occupe pas un poste à responsabilité en se noyant dans les jérémiades."
Elle se redressa, retrouvant son calme, ses sourcils légèrement froncés, et sa parfaite insensibilité. Sa voix baissa d'un ton, reprenant son lancinant rythme de croisière :
"Mais ne vous affolez pas. Je fais parfois des jugements hatifs. J'ai de lourds aprioris. Et je suis capable d'une grande subjectivité, comme tout un chacun."
Rassurant.
Elle porta la tasse à ses lèvres, en avala une très légère gorgée - sans lâcher wilk du regard - et repris :
"Vous présentez les choses clairement, maître Barker. Vous n'êtes pas là pour réfléchir, mais vous semblez maîtriser votre sujet. Et prendre votre affliction à bras le corps pour la rendre efficace. Un outil plutôt qu'un drame personnel."
Elle reposa la tasse dans un claquement sec :
"Ce comportement ne me déplait pas." Et pratiquante de la litote, avec ça : "Il est suffisamment sain pour ressortir du lot. Nous avons besoin de soldats efficaces prêts à partir en première ligne sans ronds de jambe."
Ne voulant sans doute pas trop s'appesantir sur une note positive, elle ré équilibra son discours :
"Reste à voir s'il plaira aux autres responsables, qui n'ont pas les mêmes critères de jugement que moi. Mais vous allez droit au but. Au moins, ça simplifie les choses."
A en juger par ses critères, il y aurait eu fort à parier que si un Archidémon plein de détermination et sûr de ses conséquences se présentait à la porte d'Hadjirah, elle appuierait sans hésiter sa candidature :
"Quand à votre capacité à trop parler, nous sommes à bonne école pour le supporter. Cela peut avoir l'avantage de rendre les choses limpides. Mais soyez conscient que si vous entrez dans un ordre militaire, vous devrez se plier à ses règles. Et surtout à sa hiérarchie. Et recevoir des ordres sans les remettre en question fait partie de cette discipline nécessaire."
Elle fixa Wilk, immobile, pour appuyer son propos :
"Cela vous pose t'il problème ?"
Elle ne lui laissa pas le temps de répondre dans l'immédiat, enchainant rapidement :
"Et vous ne m'avez pas parlé de vos motivations. De ce qui vous pousse à vouloir nous rejoindre. En dehors du gîte, du couvert, et de la maigre rémunération."
Au moins, les choses étaient claire pour ce qui était de la paie...
Posté : sam. 22 janv., 2011 8:28 pm
par Wilk
Je l'écoute parler de ce qui la pousse à se montrer si disciplinée, si stricte. Je n'ferai sûrement pas les mêmes choix qu'elle, mais j'pense que j'peux au moins respecter son soucis de justesse, de vérité. Pendant un temps, elle me parait plus humaine -si j'puis dire-. Pendant un temps seulement : peu après, le masque reprends ses droits sur son visage, m'entrainait à nouveau dans mes pensées.
Mais j'suis surpris par ses compliments. Ah ça ! J'préfère ça que quand elle voulait m'bouffer quand j'suis arrivé ! Un peu qu'j'sais d'quoi j'cause niveau baston ! J'me détends un peu, décrispe le visage, et m'assoit un peu plus confortablement : j'décroise les bras, et j'croise les jambes (question de quota). Bien sûr, l'inévitable orgueil de môsieur se réveille, me susurre ma petite voix, et m'pousse à m'reprendre un peu.
C'est à dire qu'la suite m'y aide bien.
"Mais soyez conscient que si vous entrez dans un ordre militaire, vous devrez se plier à ses règles. Et surtout à sa hiérarchie. Et recevoir des ordres sans les remettre en question fait partie de cette discipline nécessaire. Cela vous pose t'il problème ?"
J'bouge un peu, comme si j'étais soudain mal installé. Un peu qu'ça m'gêne. J'viens d'un peuple que l'Roi a condamné par ses décisions. Pas seulement son peuple d'ailleurs, ses alliés aussi, comme j'l'ai appris après. Ah et puis j'suis Gilnéen.
Elle reprends quand j'ouvre la bouche, sans qu'j'ai l'temps de répondre. C'est pas plus mal.
"Et vous ne m'avez pas parlé de vos motivations. De ce qui vous pousse à vouloir nous rejoindre. En dehors du gîte, du couvert, et de la maigre rémunération."
Ah ça, c'est beaucoup plus simple comme question. Mais mon esprit est resté bloqué sur celle d'avant.
"Ah ben... en fait c'est à dire qu'j'ai jamais servi dans un ordre militaire. J'sais pas trop ce que c'est d'recevoir des ordres tout l'temps." Tu cherches juste à gagner du temps là... "J'veux dire, j'serai pas là si j'trouvai pas qu'votre ordre tient la route. Y'en a pas beaucoup qui s'battent vraiment contre ces foutus morts. D'habitude, j'aime pas trop les ordres... c'est à dire qu'ceux qu'j'ai connu j'vois l'résultat qu'ils ont eu."
Je fais une pause, un sentiment d'angoisse pointe le bout de son nez. Après tout, c'est aussi pour ça qu'je fuis depuis la fin de Gilnéas. Mais j'me rappelle : je n'veux plus fuir, et la motivation qui accompagne cette décision.
"Mais faudra bien j'fasse avec. Faut bien que quelqu'un les arrête, ces maudits réprouvés. Alors moi j'veux en être."