En mission
En mission
Le cheval hennit une nouvelle fois, jetant un œil mauvais sur son cavalier. Sans doute lui reprochait-il l’heure à laquelle il avait choisi de mener à bien sa mission. Le soleil de midi était haut dans le ciel de la forêt d’Elwynn et, en dépit de sa faiblesse encore toute hivernale, ses rayons perçaient à intervalles réguliers l’épée feuillage sylvestre – ce qui avait l’heur de déplaire au sombre destrier. Il n’était d’ailleurs pas le seul à s’en plaindre : la demi-douzaine de geists qui le suivaient en piaillant se tordait de douleurs à chaque fois que l’astre solaire imposait sa marque sur leurs corps impies, s’attirant le regard féroce de leur maître.
Le fait est qu’il n’avait pas choisi lui-même l’heure de son arrivée. Simplement, on lui avait demandé de faire vite. Il était arrivé dans la région par Sombre-Comté et avait traversé le fleuve le matin-même : il considérait qu’attendre jusqu’au soir ne faisait pas partie de sa mission, et qu’on pourrait lui reprocher cette attitude désinvolte. Or, il détestait qu’on lui reprochât quoi que ce soit : c’est donc en toute quiétude qu’il débarqua en Elwynn, évita la ferme des Champierreux, contourna la tour de garde et arriva à la Garnison du Ruisseau de l’Ouest. Peut-être le fait de se présenter de jour lui gagnerait-il les faveurs des sentinelles ?
Son cheval manqua de peu de le mordre quand il en descendit, tandis que ses mignons se cachaient sous les pattes d’ébène de la féroce monture. Il avisa une sentinelle et s’approcha, relevant sa capuche de voyage, ce qui révéla un visage imberbe blafard dont la seule touche de couleur provenait de deux yeux azuréens qui avaient quelque chose de rieur.
Hola, du bastion. Je viens en paix, car vos vies ne m’intéressent pas en ce jour. Mon maître m’envoie chercher celle qui se fait appeler Aurys de Nor Laedro.
Le fait est qu’il n’avait pas choisi lui-même l’heure de son arrivée. Simplement, on lui avait demandé de faire vite. Il était arrivé dans la région par Sombre-Comté et avait traversé le fleuve le matin-même : il considérait qu’attendre jusqu’au soir ne faisait pas partie de sa mission, et qu’on pourrait lui reprocher cette attitude désinvolte. Or, il détestait qu’on lui reprochât quoi que ce soit : c’est donc en toute quiétude qu’il débarqua en Elwynn, évita la ferme des Champierreux, contourna la tour de garde et arriva à la Garnison du Ruisseau de l’Ouest. Peut-être le fait de se présenter de jour lui gagnerait-il les faveurs des sentinelles ?
Son cheval manqua de peu de le mordre quand il en descendit, tandis que ses mignons se cachaient sous les pattes d’ébène de la féroce monture. Il avisa une sentinelle et s’approcha, relevant sa capuche de voyage, ce qui révéla un visage imberbe blafard dont la seule touche de couleur provenait de deux yeux azuréens qui avaient quelque chose de rieur.
Hola, du bastion. Je viens en paix, car vos vies ne m’intéressent pas en ce jour. Mon maître m’envoie chercher celle qui se fait appeler Aurys de Nor Laedro.
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Adjoint Rainer
- Messages : 499
- Enregistré le : sam. 17 nov., 2007 6:59 pm
Rainer n’en croyait pas ses yeux : remontant tranquillement le chemin qui menait à la Garnison, une silhouette manifestement humaine approchait de lui, entourée d’un cheval qui transpirait le mal et d’une poignée de créatures abjectes dont les cris aigus rappelèrent de mauvais souvenirs au vétéran.
ALARME ! rugit-il en tirant sa fidèle épée pour faire face au serviteur du Fléau, espérant vivement qu’il y ait du monde à la Garnison pour faire face à cette attaque impromptue.
ALARME ! rugit-il en tirant sa fidèle épée pour faire face au serviteur du Fléau, espérant vivement qu’il y ait du monde à la Garnison pour faire face à cette attaque impromptue.
ALARME !
Ce cris fit bondir l'elfe hors de sa concentration alors qu'elle était en pleine rédaction d'un carnet, posé au bord de l'un des remparts du bastion, à l'opposé de l'entrée, elle n'avait rien sentit venir, et son loup n'était pas revenu de sa promenade, libre d'aller et venir comme il le souhaitait lorsque la chasseresse n'avait pas besoin de lui.
Elle se précipita sur le toit tout en poussant un sifflement aigu pour rappeler son loup qui n'était jamais bien loin, et tira de nombreuses flèches de son carquois, les pointant en direction de l'étranger et de ce qui l'accompagnait, prête à lâcher une pluie de carreaux sur ces derniers au moindre signe d'hostilité.
Immobile, guettant chaque geste des créatures en bas, l'agitation que créaient les gardes se mobilisant près de Rainer ne lui était, en aucun cas, source de distraction. Elle resta imperturbable dans sa concentration.
Un éclair blanc jaillit de derrière les arbres et se posa près des gardes, babines retroussées vers les arrivants, attendant le moindre signal de sa maîtresse pour refermer ses mâchoires sur l'un d'eux.
Ce cris fit bondir l'elfe hors de sa concentration alors qu'elle était en pleine rédaction d'un carnet, posé au bord de l'un des remparts du bastion, à l'opposé de l'entrée, elle n'avait rien sentit venir, et son loup n'était pas revenu de sa promenade, libre d'aller et venir comme il le souhaitait lorsque la chasseresse n'avait pas besoin de lui.
Elle se précipita sur le toit tout en poussant un sifflement aigu pour rappeler son loup qui n'était jamais bien loin, et tira de nombreuses flèches de son carquois, les pointant en direction de l'étranger et de ce qui l'accompagnait, prête à lâcher une pluie de carreaux sur ces derniers au moindre signe d'hostilité.
Immobile, guettant chaque geste des créatures en bas, l'agitation que créaient les gardes se mobilisant près de Rainer ne lui était, en aucun cas, source de distraction. Elle resta imperturbable dans sa concentration.
Un éclair blanc jaillit de derrière les arbres et se posa près des gardes, babines retroussées vers les arrivants, attendant le moindre signal de sa maîtresse pour refermer ses mâchoires sur l'un d'eux.

"Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur."
- Pierre-Augustin Caron Beaumarchais -
- Tor'shedal
- Messages : 616
- Enregistré le : sam. 03 mai, 2008 5:39 pm
Tor'shedal avait été tiré de sa reflexion profonde par le cri de rainer.
Il arriva de mauvais poil les haches degainée, et se plaça juste sous le nez l'inconnu.
-Qui êtes vous, que lui voulez vous, à quel ordre appartenez vous.
Ce n'était même pas des questions, c'était plutôt comme l'exigence d'une réponse. Peut à peut, différents animaux veinrent se placer derrière l'elfe, formant un rempart de poils, de griffes te de crocs entre le bastion et le... visiteur.
Il arriva de mauvais poil les haches degainée, et se plaça juste sous le nez l'inconnu.
-Qui êtes vous, que lui voulez vous, à quel ordre appartenez vous.
Ce n'était même pas des questions, c'était plutôt comme l'exigence d'une réponse. Peut à peut, différents animaux veinrent se placer derrière l'elfe, formant un rempart de poils, de griffes te de crocs entre le bastion et le... visiteur.
Ezeckiell venait à peine de déposer ses bottes dans le hall du Bastion qu'il entendit la voix familière et ô combien rassurante de rainer hurlant un mot qui ne fallait pas prononcer plus d'une fois pour faire sortir toute la garnison en un clin d'œil.
Cela n'avait pas vraiment d'une plaisanterie au vue du ton pris par l'adjoint. Il jeta sa cape à même le sol en gravit les marches menant au bureau de la Connétable quatre à quatre. Principal objectif quand ce brave Rainer annonçait une alerte, protéger Aurys et le voleur y voyait son rôle. A chaque sentinelle croisé, l'assassin ordonnait de protéger les accès principal du bastion et les couloirs menant aux quartiers de la Connétable
Sans même s'annonçait il ouvrit la porte, sans néanmoins se munir d'une dague dans la main, par précaution. Brefs regards.
Aurys ! Nous sommes en alerte !
Sur ses paroles énergique, Ezeckiell referma la porte et prit place face à elle, le premier qui aurait la malchance de rentrer ici sans s'annonçait serait immédiatement considéré comme un ennemi...
Cela n'avait pas vraiment d'une plaisanterie au vue du ton pris par l'adjoint. Il jeta sa cape à même le sol en gravit les marches menant au bureau de la Connétable quatre à quatre. Principal objectif quand ce brave Rainer annonçait une alerte, protéger Aurys et le voleur y voyait son rôle. A chaque sentinelle croisé, l'assassin ordonnait de protéger les accès principal du bastion et les couloirs menant aux quartiers de la Connétable
Sans même s'annonçait il ouvrit la porte, sans néanmoins se munir d'une dague dans la main, par précaution. Brefs regards.
Aurys ! Nous sommes en alerte !
Sur ses paroles énergique, Ezeckiell referma la porte et prit place face à elle, le premier qui aurait la malchance de rentrer ici sans s'annonçait serait immédiatement considéré comme un ennemi...
Something is wrong
My strength has gone
Thoughts are corrupting my mind
Epica - The Essence Of Silence
° Fiche de Personnage °
My strength has gone
Thoughts are corrupting my mind
Epica - The Essence Of Silence
° Fiche de Personnage °
- Kothran
- Lieutenant
- Messages : 1987
- Enregistré le : jeu. 15 janv., 2009 10:29 pm
- Localisation : Hurlevent
*Le guerrier se promenait dans les bois d'Elwynn comme à son habitude à cette heure tardive. Il décida de passer vers le bastion de l'Ost Pourpre quand il entendit des cris, et reconnu l'odeur de la mort. Cönan accourut alors pour voir ce qu'il se tramait, certainement quelque chose de louche...*
"Hum... va pour 6...
Disons plutôt 7 !"
Ragthar et Kothran, en plein débat philosophique
Disons plutôt 7 !"
Ragthar et Kothran, en plein débat philosophique
- Hysna
- Messages : 186
- Enregistré le : ven. 16 janv., 2009 8:24 pm
- Localisation : Surement entre deux caisses dans son atelier
**Enfermée dans son atelier en train de souder sa dernière trouvaille, Hysna sursauta et se cogna la tête en entendant l'alerte**
- Aie ! put... rahh... saleté !
**d'un geste de rage elle balança le [Tube en bronze] reponsable de sa douleur avant de ramasser son paquet de bombes et de flèches explosives, sortant rapidement en sifflant Asulf pour qu'il suive**
Falstaf soupira. Il aurait été mentir de dire qu'il ne s'était pas attendu à un tel accueil, et il n'était pas homme à mentir. Mais tout de même, ce tohu-bohu lui semblait quelque peu disproportionné. Les geists s'agitaient, et son cheval donnait des signes de nervosité, ce qui risquait de se finir par un beau carnage : aucune des personnes présentes autour de lui n'était en mesure d'en venir à bout.
Aussi Falstaf décida-t-il de calmer un peu la situation.
Adjoint Rainer, c'est ça ? fit-il en toute quiétude. Vous saviez que votre épouse se remet bien de son décès ?
Aussi Falstaf décida-t-il de calmer un peu la situation.
Adjoint Rainer, c'est ça ? fit-il en toute quiétude. Vous saviez que votre épouse se remet bien de son décès ?
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Adjoint Rainer
- Messages : 499
- Enregistré le : sam. 17 nov., 2007 6:59 pm
- Tor'shedal
- Messages : 616
- Enregistré le : sam. 03 mai, 2008 5:39 pm
Tor'shedal se plaça au dernier moment entre les deux hommes, tombant à la renverse sous le poid de Rainer qui s'affala sur lui.
-Adjoint! Si vous l'attaquez comme cela vous risquez juste de réussir à mourrir! Si vous voulez le tuer, frappez le intelligement! Voir même ne le frappez pas et attendez de savoir ce qu'il veut pour avoir encore plus de raison de lui déchirer le torse avec des piquants enduits de citron.
-Adjoint! Si vous l'attaquez comme cela vous risquez juste de réussir à mourrir! Si vous voulez le tuer, frappez le intelligement! Voir même ne le frappez pas et attendez de savoir ce qu'il veut pour avoir encore plus de raison de lui déchirer le torse avec des piquants enduits de citron.
Tellxeios arrive au même moment tirant un sac dont la forme semble ressembler etrangement a plusieurs petits corps....
_Tiens que se passe t-il ici? Pour la disparition des petites brioches le matin c'est pas moi c'est un ordre de la connétalbe ....si elle nie c'est surement la fièvre....
*regarde le visiteur*
_c'est qui cui la ?
_Tiens que se passe t-il ici? Pour la disparition des petites brioches le matin c'est pas moi c'est un ordre de la connétalbe ....si elle nie c'est surement la fièvre....
*regarde le visiteur*
_c'est qui cui la ?
vaillant a l'ouvrage, de l'ost le rempart serait
- Kothran
- Lieutenant
- Messages : 1987
- Enregistré le : jeu. 15 janv., 2009 10:29 pm
- Localisation : Hurlevent
*En voyant la scène, le guerrier ne savais plus quoi faire. Il réagit après quelques secondes de réflexion : il s'interposa entre Rainer et le cavalier, portant main forte à Tor'shedal*
Ne faites pas de bêtises Rainer, il n'en valent pas la peine ! Que ce passe-t-il ici!?
Ne faites pas de bêtises Rainer, il n'en valent pas la peine ! Que ce passe-t-il ici!?
"Hum... va pour 6...
Disons plutôt 7 !"
Ragthar et Kothran, en plein débat philosophique
Disons plutôt 7 !"
Ragthar et Kothran, en plein débat philosophique
Falstaf s'épousseta, regardant Rainer avec une formidable incompréhension. Il eut toutes les peines du monde à calmer sa monture, qui avait la ferme intention de gniaper le vieux soldat.
Ma foi, je pensais que donner des nouvelles de la famille serait une marque de convivialité bienvenue, fit négligemment l'homme en rehaussant son long manteau. Puis, il avisa le petit attroupement qui s'était constitué. Ses geists frémissaient, avides de chair fraiche, mais il n'en avait cure : il n'était pas là pour abattre l'Ost. Pas encore.
Je me répète. Je suis venu en paix. Tout ce que je veux, c'est la fille de Lordaeron.
Ma foi, je pensais que donner des nouvelles de la famille serait une marque de convivialité bienvenue, fit négligemment l'homme en rehaussant son long manteau. Puis, il avisa le petit attroupement qui s'était constitué. Ses geists frémissaient, avides de chair fraiche, mais il n'en avait cure : il n'était pas là pour abattre l'Ost. Pas encore.
Je me répète. Je suis venu en paix. Tout ce que je veux, c'est la fille de Lordaeron.
